mercredi 19 octobre 2011

Boyoma Boyoma


Je devrais partir à Kisangani lundi prochain, ou peut-être mardi. Ou peut-être pas, il y a un problème de billet d'avion avec la Monusco.
Verrai-je jamais l'autre bout du fleuve, la fin du bief ? Verrai-je jamais les Stanley falls, la Lualaba et les pêcheurs Wagenia ?

mardi 18 octobre 2011

tout ce qui se passe dans la savane m'intéresse, le reste rien à foutre

La meilleure critique d'"Une vie sans Barjot" jamais écrite, trouvée par hasard sur un forum de cinoche :

La vie sans Barjot est celle d’après, une vie solitaire, diurne et grise, une vie adulte. La bd elle ne peut pas s’envisager sans lui. Barjot est le guide du présent, attaché au lieu, sans aucune prétention à un futur, à un ailleurs. D’autres se rêvent aventurier, lui l’est déjà. Son existence même est une provocation dans cette banlieue que l’on devine sans folie, rangée. Il est la pièce rapportée, le sparadrap qui trimballe son mal être derrière un paravent d’excentricité, il s’agrège et se libère sans effort apparent, il mène sa propre vie, en marge, jamais bien loin, il surgit. Lorsqu’une situation s’étire jusqu’au point de rupture, il apporte le dérèglement nécessaire pour brouiller la fin de quelque chose, d’un instant, pour le noyer dans l’illusion d’une interminable nuit colorée. Il est la réponse des auteurs dans leur dialogue avec leurs personnages, le quotidien dérisoire suffit à créer : quelque part, dans ces rues bleues et ces docks lugubres figure un Congo initiatique. Mathieu doit partir pour Paris le lendemain, expulsé trop tôt de la jeunesse par ses études, tout prêt de perdre ce qu’il n’a jamais possédé, il n’a que cette nuit. Il s’y enfonce à la suite de Barjot, navigateur erratique capable de tracer une route ponctuée par des éruptions de désir sans en connaître la fin. Avant l’aube, Mathieu doit trouver Noémie. Une déflagration de shoegaze manque de déchirer la nuit et ses rêves, la crudité jaune d’une ampoule étale sur une page un accès de torpeur adolescente, d’indécision et de renoncement. Les auteurs, jamais à court de solutions graphiques, creusent la dépression pour lui redonner un élan, laisser Mathieu se rétablir au faîte d’un mur, osciller en proie au vertige, rendre ainsi géométrique un chamboulement qui ne se laisse voir que timidement, dans un aveu brisant trois années d’espoir silencieux et ne se livre que dans un petit miracle d’insouciance, un abandon au présent.

Je ne sais pas qui est ce TaD, mais putain, parfait, mec.

dimanche 16 octobre 2011

Dans Kinshasa

Commune de la Gombe, boulevard du 30 juin et alentours (jusqu'à Kintambo).







Commune de Matonge, un coiffeur, une rue.




Pelouse et ferraille


Je ne me lasse pas d'aller visiter les chantiers navals de Chanimetal (anciennement Chanic), sans doute l'industrie la plus ancienne du Congo et dont l'histoire se confond avec celle du pays (puisque c'est à l'emplacement actuel des chantiers que Stanley fonda Léopoldville).

Des bateaux, de la ferraille, des grues, des trucs en fer, c'est ça le paysage de Chanimetal.









Un peu plus loin, dans la concession qui jouxte, il y a les maisons des employés du site, mais aussi la première chapelle du Congo et surtout, surtout, ce qui est de mon point de vue la plus maison de la ville, l'ancien consulat de Grand Bretagne (à l'époque belge) : une maison coloniale comme on en rêve, avec un immense jardin (cours de tennis, piscine, arbres, pelouse, éléphant en pierre). C'est le grand boss de Chanic qui y loge lorsqu'il se rend à Kin'.












mercredi 12 octobre 2011

Dr Alexis 2011


Affiche de La Crainte !

jeudi 29 septembre 2011

Encore du catch


Un article et de belles photos ici (de Colin Delfosse).

lundi 26 septembre 2011

Centre du monde is not dead

Centre du Monde, le label d'édition de feu le Cri du Margouillat, multiplie les initiatives. Après "Marmites créoles", un collectif paru en janvier dernier, voilà "Musiques créoles"(qui sort incessamment sous peu) .


Et puis, sort ces jours-ci un fanzine en collaboration avec Les Récréateurs qui s'intitule "Alerte Rouge" :

Margouillat rules.