samedi 21 janvier 2012

Lemba Terminus

Mercredi, je suis allé faire un tour à Lemba Terminus, voir Jupiter Bokondji et Owkwess international répéter.
Dans la petite cour couverte du papa de Jupiter, ça groovait sec et unplugged. Jupiter chantait en allemand (Ich bin ein Berliner) sur des rythmes équatoriens.
Un article pas mal du tout sur le grand bonhomme sur le site de RFI, ici.


Ce soir, il y a Staff Benda Bilili à la Halle de la Gombe. Je devine que ce sera blindé de monde.

mercredi 18 janvier 2012

Boro reprogrammé



Finalement, une dénommée Marina Perales M. m'annonce aujourd'hui (et en anglais) que la diffusion sur Arte de Boro-dans-la-boite de Bertrand Mandico est reportée au 23 mars (sans indication d'horaire).
Les Clermont-ferrandois pourront toujours voir le film en avant-première lors du festival qui se tient chez eux.

mercredi 11 janvier 2012

Boro le vingt

Diffusion sur Arte de l'Oeuvre Majeure de BM.

mardi 3 janvier 2012

Retour au Congo


15 jours à la Réunion, puis retour à Kinshasa.
La guerre annoncée n'a pas eu lieu. Sur la route de Ndjili, quelques blindés stationnent, nous rappelant qu'il y a peu - mais c'était quand même l'année dernière - des élections contestées ont eu lieu.
A la Réunion, comme j'ai repris possession de ma maison pour la première fois depuis 5 ans, j'ai eu l'impression de revenir définitivement. Et ce n'était pas désagréable comme impression.


Mais je suis encore à Kinshasa, et il y a encore beaucoup de choses que je voudrais voir au Congo.

J'ai lu au moins deux très bonnes bd : Aâma de Peeters et Chroniques de Jerusalem de Guy Delisle.

Le premier, une histoire de SF, m'a très agréablement surpris : je n'ai jamais accroché au travail de Peeters dont je n'aime pas le dessin trop séduisant, mais cette fois, il a opté pour un trait plus réaliste, donc moins gracieux, et c'est vraiment pas mal du tout.


Le deuxième, je l'ai dévoré dans l'avion entre Saint-Denis et Johannesbourg, et c'est un très bon Delisle.

Sinonsa, je lis Limonov de Carrère.

samedi 10 décembre 2011

Samedi soir

Le reste de la journée s'est passé très tranquillement, à tel point qu'on m'a assuré que tout était fini, "sous contrôle", et qu'on pourrait retourner bosser lundi.
A 20h, place commerciale, à 50 mètres de chez moi, grosses séries de rafales de mitraillette. On éteint la lumière, on s'éloigne des fenêtres, et on attend.
Après, il s'est mis à pleuvoir, et tout s'est arrêté.

Samedi midi


Plus rien.
Le quartier est aussi silencieux qu'un dimanche grand matin.
Les tirs provenaient de Bandal, pas très loin, où des groupes de jeunes s'étaient formés et affrontaient la police. Comme dans la chanson des Clash, "the law won", visiblement
Les échos qui me parviennent des gens que je connais, c'est que la Gombe (c'est à dire le centre-ville) est à peu près déserte, et que rien ne s'y est passé, et que dans quartiers, la matinée a été très calme.
En revanche, je ne sais pas ce qui se passe vers Ndjili, Masina, Limete, Matete, Lemba, toutes ces communes qui sont entre nous et l'aéroport.
Les forces déployées sont considérables, dit-on - plus de 20 000 soldats et policiers - mais le ressentiment des Kinois est aussi très vif. Que se passera-t-il en fin de journée, quand la nuit tombera ?

Tshisekedi n'a toujours pas lancé son fameux "mot d'ordre", et a plutôt appelé au calme.
En vérité, on ne peut rien prévoir : il y a ceux qui disent que tout est sous contrôle et que la ville reprendra sa vie normale dès lundi, et ceux qui pensent que les émeutes ne font que commencer.


Toutes les photos sont de Colin Delfosse et datent d'hier (à Bandal).
Compte-rendu de la matinée sur Radio Okapi.

Samedi matin

Tirs de grenades lacrymo, rafales de mitraillette.
Ca vient de Binza et de Bandal.
Je reste chez moi.